La série La Passe-Miroir de Christelle Dabos compte trois livres publiés pour le moment. Le quatrième et dernier tome est à paraitre.

La Passe-Miroir : la série fantasy française que j’attendais depuis 10 ans

La Passe-Miroir est une série fantastique française écrite par Christelle Dabos. Elle a remporté le concours du premier roman (organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama) en 2013 avec le premier tome Les Fiancés de l’Hiver. S’en est suivi Les Disparus du Clairdelune (2015) et le dernier paru, la Mémoire de Babel (2017). Le quatrième et dernier tome serait en cours de rédaction.

Le succès de la série est parvenu jusqu’à mes oreilles, certains lecteurs ou critiques voyant Christelle Dabos comme la nouvelle J-K Rowling. Il est vrai qu’elle n’est pas loin derrière à mon goût et j’ai A-DO-RÉ La Passe-Miroir ! Les livres sont classés en rayon jeunesse mais conviennent parfaitement aux jeunes adultes. Le premier tome existe d’ailleurs en version poche classique et en poche jeunesse.

ALERTE SPOIL : je vais aborder (légèrement) le contenu des trois tomes parus, donc attention !

La Passe-Miroir, c’est l’histoire d’Ophélie, jeune fille solitaire et réservée qui mène une vie plutôt tranquille sur Anima, son arche. Car le Monde est éclaté en arches, chacune dirigée par un Esprit de famille, une sorte de divinité avec un pouvoir bien spécifique. Ophélie est une descendante d’Artemis, maitresse des objets. Elle peut voyager à travers les miroirs et lire les objets, c’est-à-dire apprendre leur origine, leur histoire et celle de leurs propriétaires rien qu’en les touchant. On ne parle pas vraiment de magie, puisque les pouvoirs sont héréditaires et que tous les descendants des esprits de famille en possèdent.

Dans Le premier tome, Les Fiancés de l’Hiver, Ophélie doit épouser Thorn, un jeune homme froid, inexpressif et peu bavard, venu de l’arche du Pôle. Ophélie s’y rendra et découvrira un monde bien différent du sien, hostile, fait de privilèges, de manigances de cour et de pouvoirs redoutables des clans du Pôle. En tant que premier tome, on y découvre les personnages-clés, la relation complexe entre Ophélie et Thorn, et l’esprit de Famille du Pôle, Farouk.

J’ai préféré le deuxième tome, Les Disparus du Clairdelune, plus mature et plus dans l’action. Ophélie mène une enquête sur de mystérieuses disparitions au Clairedelune, sorte de Versailles où se retrouvent les membres les plus influents du Pôle, tout en tentant de garder un statut privilégié auprès de Farouk. L’histoire aborde plus les questions sous-jacentes du premier tome, à savoir la politique du Pôle, les Livres des esprits de famille, l’origine de la Déchirure et les rapports entre les personnages gagnent en profondeur. Thorn est également plus présent, prend plus de consistance et il est très intéressant de voir comment sa relation avec Ophélie se développe. J’ai eu du mal à lâcher ce livre et ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette frustration de finir une histoire et d’attendre la suite !

Dans La Mémoire de Babel, le troisième tome, l’action est plus lente, il y a une certaine tension tout au long du livre et on sent le dénouement approcher. Ophélie a gagné en maturité, elle doit se débrouiller seule sur l’arche de Babel pour retrouver Thorn et enquêter sur les événements arrivés dans les tomes précédents. Elle ne peut compter que sur son intuition pour faire confiance ou non à des personnages plus qu’ambigus. Thorn est moins présent mais son rôle n’en est pas moins important. Seuls contre tous, leurs liens sont plus forts et j’ai hâte de voir ce que cela va donner.

On peut dire que Christelle Dabos est similaire à J-K Rowling dans le fait qu’elle possède un univers personnel, très cohérent, autonome et captivant. Les personnages sortent très vite des clichés qu’on pourrait leur attribuer au début. Chacun a son caractère, ses motivations et j’ai beaucoup apprécié l’absence de mièvrerie dans la relation Ophélie-Thorn.

La grande force de Christelle Dabos pour moi est son écriture. Très fluide, évocatrice et sans fioritures. Elle va au but en fournissant des détails riches qui guident notre imagination tout en nous laissant notre marge personnelle.

J’apprécie que l’intrigue ne soit pas (trop) prévisible, dans chaque tome on est surpris, et je ne sais pas trop à quoi m’attendre pour le tome quatre. On sent la montée en puissance de l’histoire tout au long des tomes, même si j’ai ressenti une certaine stagnation dans le troisième. On voit Ophélie murir, ses liens avec Thorn se développent, on en apprend plus sur les esprits de famille et ce qu’il s’est passé avant la Déchirure.

La Passe-Miroir est une très bonne découverte, que j’ai dévoré en quelques mois, et qui fait partie des rares livres que je lirais une seconde fois. Je pense tout de même que je l’aurais un peu plus apprécié au collège ou au lycée, où je me serais beaucoup plus identifiée à Ophélie. J’ai ressenti un léger manque de maturité dans le premier et deuxième tome, mais il disparait dans le troisième, en même temps qu’Ophélie grandit. J’attends avec grande impatience le quatrième tome, qui selon le site de l’auteur serait en phase d’écriture.

À mettre dans les mains de : fans de fantasy, pas uniquement les jeunes, ceux qui aiment les enquêtes qui mêlent politique, pouvoirs surnaturels ; des personnages et des relations travaillés ; un univers captivant et bien développé.

Pour aller plus loin : www.passe-miroir.com ; le site de la Passe-miroir, qui possède une fanbase très active

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